La santé des étudiants  : la gale

Le diagnostic clinique

Pour la gale, le diagnostic est essentiellement clinique grâce à la recherche de lésions évocatrices et d'une notion de contage. On doit y penser devant toute dermatose prurigineuse compliquée ou non de surinfection ou de lésions de grattage. L'inspection des téguments permettra de découvrir les sillons caractéristiques.

Le diagnostic est confirmé par le prélèvement des pustules à l'extérieur des galeries par grattage. On récupère ainsi des cellules de la couche cornée, ensuite déposées sur lame de verre. On ajoute de l'hydroxyde de potassium qui digère la kératine pour éclaircir le prélèvement afin d'observer au microscope le parasite adulte, les formes larvaires, les œufs ou même les excréments.

La qualité de l'examen pourra être remise en cause en cas d'examen parasitologique négatif et ceci n'éliminera pas le diagnostic de gale. De plus, selon l'avis de la commission de transparence de l'ANSM, il n'est pas recommandé de pratiquer un traitement d'épreuve devant un prurit non identifié, à visée diagnostic. En effet, un prurit d'autre étiologie peut céder sous ce traitement et inversement, le prurit dans la gale peut prendre du temps avant de disparaître.

Après avoir éliminé une gale, les diagnostics différentiels souvent évoqués seront le prurit sénile, l'eczéma, le psoriasis, les lymphomes cutanés, les prurits iatrogéniques ou psychologiques, les pédiculoses et les prurits métaboliques (insuffisances hépatiques ou rénales, cholestase).

Il est inutile de réaliser un contrôle parasitologique après le traitement. Cependant si un contrôle est demandé, il ne doit pas être effectué moins d'une semaine après la fin du traitement.

PrécédentPrécédentSuivantSuivant
AccueilAccueilImprimerImprimer Alexia BEAUPERE Réalisé avec Scenari (nouvelle fenêtre)