Intérêt pharmaceutique, Célastracées toxiques II
* Le khat ou qat
Catha edulis est naturellement retrouvée dans les pays qui bordent la mer Rouge (Yémen, Arabie, le Soudan, etc.), mais peut aussi être cultivée. Les feuilles de cet arbuste renferment des phénéthylamines, de structure proche de l'éphédrine, l'alcaloïde est la cathinone. Ce sont donc des feuilles fraîches que consomme la plupart des Yémenités (80 % de la population). Cette habitude a tendance à se généraliser, alors qu'auparavant, elle était réservée aux gens riches. La consommation de cat, par mastication tout en gardant au niveau de la joue, une boule de feuilles, occupe de longues heures (début d'après-midi, jusqu'à tard dans la soirée). L'action du khat est à rapprocher de celle des amphétamines (euphorie au début, absence de fatigue, absence faim, mais à la longue, modification du comportement et occasionne des troubles cardio-vasculaires). La cathinone est strictement interdite à la production, à la vente et à l'emploi (JO du 10 septembre 1992). |








