Quelques conséquences du déséquilibre alimentaire
La déstructuration des repas peut entraîner des excès alimentaires et/ou des carences.
Généralement, les excès sont dus à une prise de « malbouffe » trop fréquente. Les carences sont une suite logique de cette malbouffe, qui ne peut se substituer à un repas équilibré. Parfois elles sont la conséquence de l'absence totale de certains repas...
Quand les troubles deviennent pathologiques : quelques exemples
Les troubles alimentaires sévères peuvent avoir des origines diverses mais certains sont liés à des désordres psychologiques.
L'anorexie
Il s'agit d'une pathologie qui touche principalement les filles 12[1]. C'est une tendance maladive à vouloir maigrir et exercer un contrôle draconien sur son propre corps. Les anorexiques éprouvent une répugnance forte envers la nourriture et surveillent sans cesse leur poids : tout est mis en œuvre pour le faire chuter toujours plus...

La boulimie
Les individus boulimiques (là encore, plus souvent les femmes que les hommes) sont quant à eux victimes de crises au cours desquelles ils ont besoin d'avaler une grande quantité de nourriture, à toute vitesse et sans plaisir.
Cette pathologie peut être associée à des vomissements provoqués. Cependant, aucune prise excessive de poids n'est observée, puisque les aliments ne sont pas gardés. Certaines personnes boulimiques peuvent parfois basculer vers l'anorexie.
Le surpoids
Les sujets en surpoids sont plus nombreux dans la population étudiante que les anorexiques ou les boulimiques. En 2006, 27% des étudiantes et 16% des étudiants se déclaraient en surpoids.
Ce trouble, directement lié à une alimentation déséquilibrée, peut être évalué par le calcul de l'indice de masse corporel (IMC) :
le surpoids est défini à partir d'un IMC compris entre 25 et 30.
l'obésité correspond à un IMC supérieur à 30.
Remarque : Complications fréquentes du surpoids
Pathologies cardiaques
Le surpoids favorise l'apparition de pathologies cardiaques telles que l'hypertension artérielle et l'athérosclérose, bien que les étudiants ne constituent pas une population sujette à ce type de troubles. Il s'agit de pathologies insidieuses qui procèdent par usure de l'organisme.
Troubles articulaires
Plus la masse corporelle est importante, plus elle expose l'étudiant à des troubles articulaires. Les postures de travail inadaptées (une mauvaise tenue assise, par exemple) peuvent d'elles-mêmes se montrer préjudiciables, mais leurs conséquences sont toujours aggravées par l'excès de poids.
Troubles psychologiques
Surtout chez les jeunes femmes pour lesquelles il est souvent important de suivre un modèle de minceur dicté par la société. Et c'est la porte ouverte à un cercle vicieux interminable...